Paris en amoureux — trois jours de juin, une table cachée et Roland-Garros dans l'air

Paris, France

Paris en amoureux — trois jours de juin, une table cachée et Roland-Garros dans l'air

10 juin 2023 · 5 min de lecture

Juin 2023, un week-end à deux à Paris. Dîner à la table cachée de Michel Roth au BHV, terrasses au soleil et l'Hôtel de Ville à l'heure bleue. Pendant ce temps, Djokovic filait vers la finale porte d'Auteuil.

Paris à deux, en juin, sans autre programme que de marcher, manger et se perdre. Du 7 au 9 juin 2023, trois jours volés dans la capitale, base à l’Hôtel Whistler près de la Gare du Nord. Le genre de week-end où l’itinéraire compte moins que la personne avec qui on le parcourt.

Le rituel de la place de la Concorde

Premier réflexe parisien : rejoindre la Seine et lever les yeux. Depuis la Concorde, la perspective file vers la Tour Eiffel, et c’est là qu’on prend la photo qu’on garde. Obélisque de Louxor, fontaines, le ballet des bus rouges — Paris joue sa partition de carte postale, et on marche dedans.

Concorde, la Tour Eiffel au fond

La table cachée de Michel Roth

Le soir du 7 juin, on avait réservé une curiosité : La Table cachée par Michel Roth, au sommet du BHV Marais. Le chef doublement étoilé, ancien du Ritz, installé dans un grand magasin — l’idée intrigue, l’exécution convainc. Cuisine française précise, produits impeccables, et cette sensation d’être dans un secret bien gardé au-dessus de la rue de Rivoli.

Le lendemain, changement de registre : terrasse au soleil, verres de blanc frais et l’heure qui s’étire. C’est aussi ça, Paris en amoureux — savoir ne rien faire d’autre que d’être bien.

Terrasse au soleil, l'heure de l'apéro

Pause café à l'ombre

L’Hôtel de Ville à l’heure bleue

Le meilleur moment pour photographier Paris, c’est ce court instant où le ciel vire au bleu profond et où les monuments s’allument. L’Hôtel de Ville, édifice néo-Renaissance de 1882, prend alors une allure de palais de conte. On s’est arrêtés là, un soir, juste pour regarder la lumière changer.

L'Hôtel de Ville de Paris à l'heure bleue

Roland-Garros dans l’air

Ce week-end-là, tout Paris parlait tennis. On était en plein Roland-Garros : le vendredi 9 juin, jour de notre départ, se jouaient les demi-finales messieurs, avec le choc Djokovic–Alcaraz que le Serbe remportait en quatre sets avant de filer vers son titre. Sans être allés porte d’Auteuil, on a senti cette effervescence particulière qui saisit la ville pendant le tournoi — dans les bars, aux terrasses, sur les écrans.

Le verdict

Trois jours suffisent pour un Paris amoureux : un beau dîner, des terrasses, un monument à l’heure bleue, et beaucoup de marche. Juin est idéal — jours longs, lumière dorée, et cette énergie de fin de printemps où la ville reste dehors tard.

Sources

Toutes mes adresses parisiennes sont dans le guide interactif.