Mars 2026, escapade de deux jours à Lille pour voir Thylacine au Grand Palais. Rue de Béthune sous le soleil, façades flamandes et une électro cinématographique née sur les routes du monde.
Certaines escapades tiennent en une seule bonne raison. Celle-là, c’était Thylacine, le 14 mars 2026, au Lille Grand Palais. Une heure et demie de route depuis Sprimont, une nuit à l’OKKO en plein centre, et une ville que je connaissais mal et qui m’a cueilli.
Lille, la surprise flamande
Lille, c’est la Flandre qui parle français. On le voit dès qu’on lève les yeux : façades de brique rouge et de pierre blanche, pignons à volutes, maisons colorées qui rappellent Bruges ou Gand plus que Paris. Le samedi, sous un soleil de mars franc et froid, on a arpenté la rue de Béthune et les rues piétonnes du Vieux-Lille, écharpe autour du cou, café brûlant en main.

Le centre se fait entièrement à pied. Grand-Place (officiellement place du Général-de-Gaulle), Vieille Bourse et ses cours intérieures, la Braderie qu’on reviendra faire en septembre — Lille est une ville dense, chaleureuse, et étonnamment vivante pour sa taille.
Thylacine, l’électro qui voyage
Le soir, direction le Grand Palais. Thylacine — William Rezé de son vrai nom — n’est pas un DJ comme les autres. Sa musique, il la compose en mouvement : il a écrit des albums dans le Transsibérien, dans la cordillère des Andes, aux îles Féroé, en Turquie. Pour Roads vol. 3, la tournée qu’on est venus voir, il a passé trois mois à traverser un nouveau continent. Ça s’entend : une électro cinématographique, tissée de cordes, de piano et de field recordings, où chaque morceau raconte un paysage.

La première partie était assurée par Vraell. Puis Thylacine est entré, seul au piano d’abord, avant que la scénographie ne se déploie : colonnes lumineuses, nappes de brume, violon live qui déchire la fumée rose. Pour un blog de voyage, l’ironie était parfaite — venir écouter, à Lille, une musique entièrement faite de voyages.

Bien manger à Lille
Deux belles tables sur ce court séjour : Le 31, dans le Vieux-Lille, pour le dîner d’avant-concert, et O Cercle le dimanche midi avant de reprendre la route. La cuisine du Nord tient ses promesses — généreuse, sans chichis, réconfortante. Un carbonade, un welsh, une bière locale, et l’on comprend pourquoi les Lillois ne jurent que par leurs estaminets.
Le verdict
Lille est la parfaite escapade de proximité depuis la Belgique : une heure de route, une ville à taille humaine, une architecture qui dépayse sans avion. Et pour un concert, le Grand Palais est un excellent prétexte à découvrir une ville que l’on sous-estime trop souvent.